06/08/2014

Décès de Charles "Charlot" PERAMY.

deces,charles,peramyVilleneuve-de-la-Rivière

Décès de Charles PERAMY

C'était le jour de la fete des Pères, au mois de juin, son dernier jour de bonheur partagé en famille, il a eu un malaise, l'ambulance l'a emmené. Sa famille et ses amis comptaient sur sa ténacité pour vaincre le mal qui venait de le surprendre dans son quotidien.

En ce dernier dimanche de juillet, le glas a sonné pour annoncer que Charles PERAMY avait abandonné la lutte.

Et pourtant il s'est bien battu, durant toute sa vie d'homme de terroir, de vigneron, d'agriculteur, pour ses propriétés que lui avaient léguées ses parents, qu'il tenait à faire prospérer pour donner confort et sécurité à sa famille, pour transmettre à sa fille et sa petite-fille les valeurs fondamentales nécessaires à une existence bien construite. Un homme simple, discret, travailleur, souriant jamais découragé, toujours volontaire. Avec ses quatre vingt douze printemps, il partait au volant de sa voiture vert pomme, s'échappant un instant de la maison pour une promenade dans la campagne ou  faire ses courses.

Depuis sa retraite, il assumait pleinement son rôle d'époux attentionné et prévenant pour Josette que la maladie cloue au lit depuis longtemps et afin d'aplanir son quotidien. Une lourde tâche qu'il a assumé jusqu'au bout sans se plaindre, aidé par les infirmières, les auxiliaires de vie et surtout Angéla dévouée et compétente. 

Devant les nombreux villeneuvois, voisins et amis, présents à ses obsèques, sa fille Laurette a rendu un hommage tendre et émouvant à son papa chéri. Un bon époux, un bon père, un homme à l'écoute, un soutien sans faille pour Laurette, Gilbert et Frédérique qu'il voulait préserver et dont il était très fier.

Pour les villeneuvois, il était « Charlot PERAMY », un ami de toujours.

Hélène BELBEZE. le 6 août 2014

 

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07/04/2014

Décès d'Henri PELRAS

Villeneuve-de-la-Rivière

Mercredi dernier les Villeneuvois ont accompagné dans notre petit cimetière la dépouille d'Henri PELRAS.  Né dans une vieille famille villeneuvoise, il était fils unique, sa maman Henriette tenait une épicerie dans la rue Neuve, son papa Antoine était agriculteur. Longtemps, il travaillera sur l'exploitation familiale. Plus tard, avec son épouse il créera une entreprise de maçonnerie. Quatre petits-enfants sont venus égayer la vieillesse d'Henriette et Antoine. Poursuivant son idéal, il avait, durant ses jeunes années, effectué un voyage en Russie qui l'avait conforté dans ses convictions.  Un terrible accident dans la garrigue villeneuvoise, était venu assombrir l'horizon familial.  Après une longue période d'hospitalisation Henri avait du arreter son entreprise. C'est avec beaucoup de courage qu'après sa convalescence, il avait exercé le métier de camionneur sur les belles routes de montagne entre l'Andorre et Puigcerda. 

A sa retraite, il s'est mis à cultiver son verger et son jardin, adepte du bio, il se nourrissait de ses récoltes. Sa vie s'est écoulée paisiblement entre le jardiinage, la lecture, le marché du dimanche.  Depuis quelques années, affaibli par une cruelle maladie, il avait intégré la maison de retraite de Pezilla. Il repose désormais après de ses parents et de sa petite-fille Jennifer.

A ses enfants et sa famille affectés par ce deuil, nous présentons nos sincères condoléances, particulièrement à Daniel, son épouse Muriel et leurs filles. 

Hélène BELBEZE le 7 avril 2014,

Merci Thérèse pour ton aide.

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10/02/2013

JACQUELINE DEDIES : CARNET DE DEUIL

JACQUELINE DEDIES

 

Sur le fauteuil de jardin qu'elle installait à côté de celui de Camille, devant leur porte lorsque venait le printemps, une grille de mots croisés est restée inachevée… Peut être que parce que ce jour de septembre, son dernier été, quelqu'un l'a interrompue dans son activité ludique, un ami, un voisin, un enfant, un sénateur, un passant, un villeneuvois qui l'a saluée, elle a alors lancé  son regard bleu par dessus ses lunettes, lui a souri, l'a invité à papoter, à boire un verre, n'a pas manqué de lui raconter une de ses histoires dont elle avait le secret qui la faisaient rire chaque fois qu'elle les disait et lorsqu'au final elle vous voyait sourire, vous entendait rire, elle  éprouvait alors un délicieux plaisir et se délectait  de vous avoir, l'espace d'un instant, donné de la joie, parce que la morosité, elle ne savait pas que çà existait ! 

Pourtant la vie ne l'a pas épargnée !

Peu après sa naissance, à Villeneuve, avec ses parents et sa nombreuse fratrie elle est partie à Mostaganem, en Algérie. C'est là-bas qu'elle avait pris son accent "pied-noir"  qui faisait sa particularité lorsqu'à seize ans elle est revenue définitivement en pays catalan où, à cette époque là, on parlait plus le Catalan que le Français. Cet accent était incrusté en elle, son être était imprégné de son enfance en Algérie et des jours heureux. C'était sa force.

 

A Villeneuve, il y a a peine plus de soixante ans, elle a épousé Camille et mis ses pas dans les siens jusqu'au jour où les rôles se sont inversés à cause de cet accident qui a chamboulé leur vie.  Elle est devenue le pilier de la maison, prenant en main les rênes de l'exploitation agricole, soignant tour à tour sa mère, ses beaux-parents, puis sa soeur et ses frères morts à très peu de temps d'intervalle.

Durant ces années sombres, elle a toujours gardé son esprit combatif, sa joie de vivre et n'a jamais désarmé :  ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort ! Elle a continué à avancer avec Camille à ses côtés, ses deux filles chéries Maryse et Ghislaine, leurs époux, ses petits enfants et cette sympathique ribambelle d'arrière-petits enfants qui étaient sa fierté, son bonheur.

 

C'est tout naturellement qu'elle avait mis sa camaraderie et sa bonne humeur au service des associations qui commençaient à voir le jour dans la commune : le Groupement agricole féminin, l'amicale des donneurs de sang, le Basket où sa fille Ghislaine jouait, le comité des fêtes qui organisait de mémorables carnavals, etc.. Même si son franc parler l'a amenée quelquefois vers des déboires, elle n'a jamais cessé de se mettre au service de ces concitoyens. Une existence tournée vers les autres. Nombreux sont les villeneuvois qui lui demandaient de leur "sortir le soleil de la tête" et qu'elle soulageait avec ses prières dont elle a emporté le secret.

Jusqu'à cet été, elle a participé à la fête locale du 23 août, bien pomponnée  avec un peu de rouge sur les lèvres, prenant le "pastis" entourée de ses vieux amis. Le repas des aînés sera triste sans elle qui aimait tant danser et rire. Tout le sénat villeneuvois est en deuil.  Jacques MARRASSE, notre maire, était très ému pour lire son éloge funèbre.

Toutes les générations  la côtoyaient, beaucoup la tutoyaient, ceux qu'elle estimait devaient l'appeler respectueusement JACKIE : elle se méfiait de ceux qui l'appelaient "Madame" et affirmait "avec moi pas de "MADAME" pas de "MANIERES". 

Lors de leurs noces de diamant  nous souhaitions à JACKIE et Camille  de longues années de bonheur. Aujourd'hui les Villeneuvois partagent le chagrin de sa famille. 

Elle a quitté ce monde le jour de l'élection de "super mamie". Ses petits enfants lui ont attribué un "super mamie d'or" : "c'est notre mamie JACKIE".

Ab deu Siau

 

Hélène BELBEZE

le 3 février 2013